Chez Feuille Volante, chaque carnet que je façonne est une petite architecture de papier. Relié à la main, cousu lentement, il porte en lui un savoir-faire attentif, patient. Du choix des matières à la couture finale, chaque étape est un geste décidé — pour créer des objets durables, sensibles, et pensés pour traverser le temps.
Je conçois mes carnets comme des espaces ouverts : des lieux à remplir, à habiter. Ils peuvent accueillir des mots, des croquis, des souvenirs, des silences. Ce sont des compagnons de route, solides et sensibles, faits pour durer, pour suivre vos gestes et vos humeurs.
Ma pratique se situe à la croisée de l’artisanat du livre, du design graphique et d’une certaine forme de poésie quotidienne. Je m’appuie sur un savoir-faire de relieuse, que je cultive depuis mes années aux Beaux-Arts, et que je fais évoluer à travers chaque collection.
Créer un carnet, pour moi, c’est prendre le temps de relier. Relier les pages, relier les pensées, relier les matières à une main, à un corps, à une histoire.
C’est un travail modeste, mais engagé. Feuille Volante, c’est le choix de la lenteur, de la main, de l’attention.
Et au fait, moi c’est Floriane — graphiste de formation, bricoleuse d’idées et collectionneuse de papiers qui brillent un peu trop. J’ai monté Feuille Volante pour donner vie à des créations entre l’art, l’imprimé et ce qu’on ne sait pas trop où ranger mais qu’on garde quand même.